mercredi 27 avril 2016

Premier spectacle : Tenir le temps

Les élèves de 503 ont assisté le vendredi 19 février à l’Espace Germinal de Fosses, à leur premier spectacle, « Tenir le temps » du chorégraphe Rachid Ouramdane.
Dans ce spectacle le chorégraphe s’oriente vers une écriture chorégraphique basée sur le principe de l’accumulation. La scène est nue, pas de coulisses, de rideaux, de décors… tout est blanc mis à part les costumes des danseurs. La chorégraphie est méthodique et millimétrée et explore toutes les variations du principe de l’accumulation : réactions en chaînes, effets de vagues et de canons…
Dans cette pièce ce que le regard tente de saisir, sans cesse lui échappe. Ses enchaînements très rapides brouillent très vite la forme qu’on était en train d’observer. On y doute presque de ce que l’on a vu. C’est une source tourbillonnante d’étourdissement.

Montrant la formidable capacité d’adaptation du corps soumis à des états de précipitation et de dépassement de soi, cette masse instable de seize danseurs offre une image du chaos sous contrôle.



Le spectacle était bien, il y avait beaucoup de mouvements, beaucoup de monde puisque 16 danseurs étaient présents sur scène.
J’ai bien aimé, même si on sentait les danseurs comme dans une prison, car j’avais l’impression d’être prise dans un tourbillon. Il y avaient des enchaînements, des pauses et cela repartait. Mes yeux étaient toujours en mouvement comme les danseurs qui dansaient seuls, à deux ou à plusieurs.
Lucie

Le spectacle m'a plu dans l'ensemble. Une des danseuses m’a intrigué puisque j’ai remarqué qu’elle dansait avec une prothèse au niveau du bras. Mais dans ses mouvements il n'y avait aucune différence avec les autres danseurs, c'était impressionnant.
Kélyan

Dans ce spectacle les danseurs étaient tous habillés avec des costumes dans les tons verts. C’était de la danse contemporaine et il y a avait un solo de claquettes. Dans la chorégraphie j’ai vu beaucoup de cascades et de canons (mouvements réalisés en décalage). Les danseurs se déplaçaient beaucoup et partout dans l’espace. J’ai trouvé que cela représentait bien le temps puisque les mouvements étaient réalisés lentement puis petit à petit en accéléré.
Loan


En sortant de ce spectacle les élèves ont donné des mots leur faisant penser à ce qu'ils venaient de voir. Les voici dans la grille, à vous de tous les retrouver !

C
O
R
P
S
K
L
R
É
A
C
T
I
O
N
B
Z
H
A
V
T
U
R
É
P
É
T
I
T
I
O
N
S
O
L
E
M
V
O
X
J
A
N
L
N
F
S
T
T
M
R
W
U
A
A
U
N
I
S
S
O
N
U
H
C
R
A
C
M
G
S
G
D
X
Q
U
P
A
T
F
A
G
C
A
I
K
F
S
U
H
A
Y
S
Q
P
I
E
U
C
S
N
J
M
C
E
E
Y
C
A
N
O
N
N
Z
U
C
A
C
C
É
L
É
R
A
T
I
O
N
C
E
M
A
V
J
N
J
E
T
É
P
H
A
L
X
H
T
U
D
R
G
D
I
A
G
O
N
A
L
E
U
A
C
L
E
C
E
I
N
D
U
I
R
E
Q
L
N
I
A
A
B
V
S
G
O
H
C
P
O
R
T
É
I
N
T
T
É
T
A
T
A
G
S
U
A
I
F
L
M
E
N
I
C
V
B
E
T
R
C
J
N
E
O
P
X
M
O
O
R
S
C
V
B
E
D
O
W
L
U
A
D
E
C
N
G
A
B
C
H
A
O
S
U
M
L
K
O
N
D
E
P
J
R
T
S
L
M
A
P
R
E
E
M
T
H
S
C
Z
C
E
R
C
L
E
Y
M
S
L
I
A
E
C
O
J
T
R
A
P
I
D
E
B
O
E
N
T
O
U
R
B
I
L
L
O
N
V
B
U
S
L
O
T
E
M
P
S
Y
V
H
E
R
A
L
E
N
T
I

Une danseuse professionnelle qui vient au collège !

Les élèves de 503 ont eu le plaisir d’accueillir au collège Inès Hernàndes, une danseuse professionnelle, qui a travaillé entre autre avec le chorégraphe Yann Lheureux.
Inès est venue deux fois le 11 février et le 18 février, afin d’animer deux ateliers chorégraphiques.
Elle a proposé aux deux groupes d’élèves plusieurs situations où ils devaient soit improviser soit créer seul ou à plusieurs.
Elle leur a également parlé des choses à prendre en compte dans un travail de création : le thème, le déroulement, les relations entre les danseurs, les relations à l’espace, à la musique et l’énergie.
Inès leur a aussi expliqué les différentes étapes de la démarche de création :
- Explorer les propositions pour découvrir les différentes possibilités
- Choisir
- Transformer, enrichir, développer
- Composer, construire, créer du sens entre les danseurs
- Mémoriser, se donner des repères
- Présenter, interpréter, communiquer entre danseurs et spectateurs


Inès est venue au gymnase du collège pour nous faire vivre un atelier pratique. Nous avons commencé par l’échauffement des articulations en partant du bas pour remonter petit à petit. Nous étions tous placés en cercle. Ensuite Inès nous a demandé d’écrire notre prénom dans l’espace autour de nous avec une partie du corps au choix en variant les vitesses (lent/rapide) et les niveaux (debout/au sol). Puis nous avons improvisé à partir de la marche avec des descentes au sol et des remontées sur un tempo imposé.
Après cela nous avons constitué des groupes de cinq et nous devions inventer des positions et des gestes, en choisissant un début et une fin. Nous devions être à l’écoute les uns des autres pour danser ensemble.
Pour finir Inès nous a proposé la danse du corps, c'est-à-dire qu’elle nommait une partie du corps et nous devions improviser en utilisant cette partie du corps comme initiateur du mouvement.
Nous avons beaucoup apprécié le fait de créer en groupe et aussi de passer devant le reste de la classe. Les situations étaient amusantes, nouvelles, et tout le monde a bien participé.
Hamza, Soline, Jéromiya, Lassana, Théo.








mardi 12 avril 2016

Mais à quoi sert l'art ?

Aujourd'hui, mardi 26 janvier, nous nous rendons à l'Espace Germinal de Fosses pour la deuxième étape de notre projet autour de la danse contemporaine.

Au menu de la matinée :
  • visite d'une exposition sur la danse
  • café philo
  • et atelier chorégraphique sur le plateau.

Nous sommes accueillis par Emilie et répartis en groupes afin de pouvoir participer alternativement aux différentes activités. Notre groupe entre dans une salle plutôt sombre, éclairée par quelques projecteurs. Nous remarquons aussitôt les panneaux d'exposition, des tables sur lesquelles des livres ont été déposés, ainsi que des images réparties sur le sol.

Emilie nous invite à circuler dans la salle et à observer tous les éléments qui ont été installés. On peut voir des livres sur la peinture, la danse, la musique, des photos de musiciens et d'instruments, une photo de masques représentant des émotions, des photos de visages en larmes ou, au contraire, souriants.



Au bout d'une dizaine de minutes, Emilie lance le café philo avec cette question : « D'après vous et d'après les documents que vous venez de voir, à quoi sert l'art ? ». Chacun prend la parole à tour de rôle et l'on peut dire que pour nous, l'art sert :
  • à créer,
  • à s'exprimer autrement qu'avec des mots,
  • à utiliser son corps,
  • à partager,
  • à sortir de l'isolement,
  • à provoquer ou ressentir des émotions,
  • à s'engager,
  • à faire réagir,
  • à aller mieux, à se soigner,
  • à se construire une identité culturelle,
  • à se construire une identité sociale.

Cette réflexion sur les fonctions de l'art nous amène à identifier différents types d'art : la danse, la musique, la peinture, la sculpture, la photographie, la littérature, le théâtre. Mais aussi à préciser les différentes disciplines artistiques pouvant intervenir dans un spectacle : le théâtre, le cirque, les marionnettes ou encore la danse. La danse fait d'ailleurs l'objet d'une exposition dont le but est de nous montrer les particularités propres à chaque style de danse à travers l'analyse de la mise en mouvement d'une histoire très connue, celle de Roméo et Juliette. A travers les panneaux d'exposition et des vidéos, nous constatons que selon le style de danse, la chorégraphie met plutôt l'accent soit sur la narration, soit sur le mouvement. Et que les approches sont donc différentes selon que l'on danse du jazz ou du contemporain par exemple.






Après ces réflexions riches et abondantes, place à la pratique !
C'est Inès, danseuse de la compagnie Yann Lheureux, qui nous accueille dans la salle de spectacle. Avant de passer sur le plateau pour nous échauffer et commencer l'atelier, elle nous rappelle les trois fondamentaux de la danse : le corps, le temps et l'espace. Elle nous explique qu'une chorégraphie se crée souvent à partir des improvisations des danseurs. Et là, c'est la panique ! Car nous ne sommes pas du tout prêts à improviser ! Heureusement, Inès nous rassure : l'improvisation, ça s'apprend ! Et c'est précisément le but de l'atelier qu'elle nous propose. Nous prenons donc place sur le plateau et réalisons plusieurs exercices qui nous permettent d'expérimenter ces trois dimensions fondamentales de la danse : créer des séries de mouvements (corps), selon des rythmes et des durées variés (temps) et en utilisant l'espace selon les contraintes qu'elle nous fixe (utiliser le sol, réaliser des sauts, s'éloigner les uns des autres ou au contraire se regrouper...).
Si l'expérience nous a un peu déroutés au début, nous nous sommes rapidement pris au jeu. Les exercices étaient plutôt ludiques et nous ont montré que nous pouvions aussi nous exprimer avec nos corps.
Lilou, Soline, Jonathan, Antoni et Hamza.





vendredi 1 avril 2016

Ecrire la danse

C’est aujourd’hui qu’a débuté le projet danse avec l’Espace Germinal de Fosses. Nous avons visité le théâtre et assisté à un laboratoire de création entre le chorégraphe Yann Lheureux et sa danseuse, Jann Gallois. 
Un laboratoire de création, c’est une séance de travail pendant laquelle le chorégraphe et les danseurs élaborent la chorégraphie. Nous sommes arrivés en plein filage. Yann filmait la danseuse pour lui permettre de mémoriser ses mouvements et avoir une vue d’ensemble de la chorégraphie. 
Nous nous sommes assis pour la regarder. Jann, en talons, dansait avec des pieds de micros. Ses mouvements et ses expressions nous donnaient l’impression qu’elle voulait s’exprimer, mais qu’elle en était empêchée. À tel point, même, qu'elle semblait crier, mais sans qu'aucun son ne sorte de sa bouche. Elle en devenait presque folle !
Nous avons bien aimé cette séquence. Elle nous a paru originale et nous a permis de comprendre comment on écrit la danse. Nous n'imaginions pas que les danseurs s'impliquaient autant dans la création de la chorégraphie.
Audrey et Emma

jeudi 17 mars 2016

« C'est aussi l'adrénaline qui pousse à faire ce métier ! »

Juste après le laboratoire de création auquel nous avons assisté, nous avons pu rencontrer Jann Gallois, chorégraphe, danseuse, et soliste du prochain spectacle de Yann Lheureux, The rare birds. Nous la remercions d'avoir accepté de répondre à nos questions.


Carla et Soline : Qu'est-ce qui vous a poussée à faire de la danse et quand avez-vous commencé ?

Jann : J'ai commencé à 14 ans. C'est assez tard. Dans l'idéal, on commence la danse vers 8 – 9 ans.
Mais j' en avais toujours eu envie, depuis toute petite. Je voulais m'exprimer avec mon corps. Mes parents sont musiciens, alors, avant, je faisais de la musique. Puis à l'adolescence, je me suis imposée !

Lassana : Avez-vous toujours fait de la danse contemporaine ? Quel est votre parcours ?
Jann : Maintenant oui, mais pas de la danse contemporaine académique. Je viens en fait de la danse hip-hop. A 18 ans, quand j'ai commencé a faire des auditions, pour entrer en compagnie et travailler comme danseuse professionnelle, j'ai aussi rencontré des chorégraphes contemporains. Et c' est donc grâce à ces rencontres que j'ai commencé à m' ouvrir. Le hip-hop est une danse très codifiée, presque fermée, et du coup, j'ai dérivé de cette danse hip-hop vers une écriture chorégraphique plus contemporaine.

Loan : Comment vous sentez-vous avant d'entrer en scène ? Vous n'avez pas peur ?
Jann : Et bien non ! Non, c'est excitant. Même si on est toujours stressé à l'idée de se produire devant le public. C'est aussi pour cela que l'on fait ce métier, parce qu'il y a cette montée d'adrénaline ! Quand cela se passe bien, que l'on sent que le public reçoit ce que l'on fait, il n'y a rien de plus beau au monde.

Lassana : Mais vous n'avez pas peur de vous tromper ?
Jann : Non, parce que c'est mon métier et que je le fais depuis longtemps. La seule peur que j'aie quand je monte sur scène, c'est de savoir ce que les gens vont penser de moi. Être artiste, c'est être jugé constamment. Alors c'est une crainte qu'il faut apprivoiser, autrement, on ne peut pas avancer.

Carla : Comment avez-vous rencontré Yann Lheureux, comment avez-vous été amenés à travailler ensemble ?
Jann : C' est lui qui est venu vers moi. J'ai ma propre compagnie et je crée mes spectacles. J'étais en représentation, Yann était dans le public et c'est à l'issue de ce spectacle qu'il m'a contactée et m'a proposé de créer un spectacle ensemble. J'ai accepté, parce que j'ai trouvé sa démarche artistique et la rencontre intéressantes.

Lassana : Dans ce spectacle, The rare birds, vous dansez du hip-hop ou de la danse contemporaine ?
Jann : Dès lors que l'on veut exprimer des émotions, rentrer dans un personnage, on est obligé de sortir des codes du hip-hop qui est avant tout dans la performance. Mais il y a des influences, bien sûr. On peut dire que je danse du hip-hop contemporain !

Propos recueillis par les élèves. Décryptage et mise en forme de l'interview : Carla. 

mercredi 9 mars 2016

Première rencontre

Aujourd'hui, jeudi 5 novembre 2015, commence la première étape du projet danse avec l'Espace Germinal de Fosses. Nous avons pu visiter le théâtre et rencontrer le chorégraphe Yann Lheureux et sa danseuse Jann Gallois. La salle ne paraît pas très spacieuse, mais les gradins sont modulables et peuvent accueillir 300 personnes ou être complètement repoussés pour les soirées. La scène est plutôt grande. Au-dessus de la salle se trouvent les passerelles, qui mènent aux éclairages. La régie se trouve au-dessus des gradins. L’espace Germinal soutient la création artistique contemporaine dans le secteur du spectacle vivant, c'est-à-dire le cirque, le théâtre et la danse. Mais ce n’est pas seulement une salle de spectacle : c'est aussi un café et une bibliothèque, qui accueillent des expositions sur la danse et la musique. C’est un lieu de vie !

                                                  Entrée du théâtre.

Pour faire vivre un théâtre, plusieurs corps de métiers sont nécessaires.
L’équipe permanente est composée d’une directrice, d’une administratrice, d’une comptable, d’une chargée des actions culturelles et relations publiques, d’un médiateur culturel chargé des expositions et de la librairie, et d’un technicien d’entretien pour le bâtiment.

Antonella Jacob assure la direction de l’Espace Germinal depuis 2001. Son rôle est d’assurer le bon fonctionnement du théâtre en coordonnant la vie de l'équipe. En lien avec le conseil d’administration et les institutions (Mairie de Fosses, Département du Val d’Oise, Région Ile de France, Ministère de la culture/DRAC IDF), elle défend le projet artistique et culturel du théâtre en mettant en oeuvre la programmation et les partenariats.

Le travail d'Emilie Lebel, en charge des actions culturelles et des relations publiques, consiste à mettre en œuvre les objectifs d’éducation artistique et culturelle défendus par le théâtre. Il s'organise autour de trois missions principales :
La conception de parcours de médiation artistique et culturelle et la coordination d’actions culturelles : il s'agit d'assister la directrice dans la préparation de la programmation et mettre en œuvre les parcours de médiation en assurant le lien entre les équipes artistiques, les structures relais (scolaires, associations, foyer, centres sociaux…), les partenaires culturels et les publics individuels.
- La communication et les relations publiques : c'est-à-dire relayer les informations auprès du public individuel pour favoriser les conditions de sa venue au spectacle.
- Les interventions de médiation culturelle : qui consistent concevoir et animer des ateliers dans le cadre de parcours découverte (café philo, débat sur l’art et le spectacle, analyses retour de spectacle, visite du théâtre et sensibilisation aux esthétiques du spectacle vivant contemporain).


L’équipe technique, quant à elle, est composée d’intermittents présents lors des spectacles : elle assure le montage et le démontage et accompagnent les représentations.
Les régisseurs sont des techniciens. Ils s’occupent de la régie, c'est a dire du son et des lumières. A l'Espace Germinal, la régie se trouve au dessus des gradins, mais elle peut aussi être installée dans la salle de spectacle. Les artistes expriment leurs besoins - par exemple la taille de la scène (qui est délimitée par les pendrillons), les éclairages attendus, à quel moment diffuser le son - dans une fiche technique. Les régisseurs les mettent en œuvre pour le spectacle. Les passerelles servent à gérer les éclairages. Le plan feu permet de bien orienter les projecteurs sur la scène.

                                                  La salle et la régie vues depuis les passerelles.


Bien sûr, un théâtre ne pourrait vivre sans les artistes ! Nous avons pu rencontrer la danseuse Jann Galois et le chorégraphe Yann Lheureux actuellement en création de leur prochain spectacle. Après la séance de travail, Jann nous a accordé un entretien. Vous pourrez le lire dans notre prochain billet. 
Maïwenn et Shantana